Laurent PAUL 01/02/2018

Capture

QUINIELA

5 questions à  Laurent PAUL, 45 ans, licencié du club, joueur de xare

 

1/ Quand et comment as tu commencé là jouer à la pelote basque ?

J’ai commencé à jouer à la pelote basque à 7 ou 8 ans, en 1980 à Cestas en Gironde où s’était installée ma famille.En effet, mon père, après avoir travaillé aux fonderies de Mousserolles à Bayonne, avait intégré les fonderies de la monnaie à Pessac. Je voyais le fronton de ma chambre, je n’avais qu’à traverser la rue. Mon père m’amenais jouer à pala au fronton. Fronton qu’il avait fait construire  avec tous ses copains du Pays basque qui travaillaient dans la région bordelaise.

Il a d’ailleurs été très longtemps Président du club local, le SAGC PELOTE, et participé au développement de la pelote en gironde. Avec la construction d’un trinquet également.

Vers mes 10 ans, j’ai découvert le xare. Lucien FERNANDEZ, Président de Dassault Pelote, contacte mon père pour proposer aux jeunes de jouer à xare, le mercredi après midi, spécialité encadrée par un curé de Bétharam, Père Charles et par un ancien joueur de grand gant Christophe BLAYA. Je m’aperçois vite que le xare était parfaitement adapté à mon gabarit.

Je continuais bien sûr à faire des tournois au fronton avec mon père.

 

2/ Te rappelles tu tes premières compétitions à xare ?

Oui, c’était pour représenter la section pelote de DASSAULT de benjamin à junior en Championnat de France. Je faisais équipe avec Cédric CLAVERIE dont le père construira plus tard le complexe de pelote basque AKITANIA. J’ai aussi joué avec Ttotte LAXALDE (père de Peyo LAXALDE). Quand son coéquipier en 1ère série Benat BERHO a arrêté, il m’a proposé de jouer avec lui.

On a commencé en Nationale B, j’ai changé de poste pour jouer devant et nous avons gagné le titre cette année  en 1988 contre st palais (Tozon/Sallaberry): j’étais junior 1ère année. C’était la première fois que le titre était remporté par un club hors pays basque.

On a participé à toutes les compétitions, ainsi qu’à la coupe des as à l’AKITANIA…..sans en gagner un seul. La concurrence était vive avec AMESTOY/OLASAGASTI, puis DUBERTRAND CARRIQUIRI, puis LARRONDE BORTEYROU.

 

3/ As tu été marqué par des joueurs ou entraineurs ?

En premier bien sûr Ttotte LAXALDE qui m’a tout appris techniquement et tactiquement sur le xare: c’est grâce à lui que j’ai pu jouer aussi longtemps en 1ère série et que j’ai eu quelques sélections internationales.

Toujours durant les années 80, j’ai gardé mes copains des mes premiers mondiaux de moins de 22 ans en Argentine: FUNOSAS, HOURCADE, FOIX…..

Christian BERHO également mon coéquipier d’une finale de Championnat de France perdue contre les intouchables AMESTOY/OLASAGASTI.

Il y a aussi Popol CARRIQUIRY, SANGLAR, ALBISTUR, ALGALARONDO.

Beaucoup de finales….mais pas de titre: un vrai chat noir!!!

Autre finale perdue lors de la Coupe du Monde à Bayonne en 2000 contre LOPETEGUY/LARRARTE, mon coéquipier était Mickel FUNOSAS.

 

4/ Comment as tu vécu ton rôle d’entraineur en Argentine ?

Superbe expérience d’être l’entraineur de l’équipe de France des moins de 22 ans en Argentine en 2017. Je remercie Laurent ALGALARONDO d’avoir pensé à moi.

S’occuper de jeunes joueurs talentueux est finalement assez facile.

Le plus difficile, est de faire le choix des joueurs lors des sélections.

Il faut établir des règles dès le départ, avoir un projet clair et s’y tenir: c’est à mon avis la seule manière d’avancer et de réussir.

 

5/ Quelles sont maintenant tes projets ?

Au club de l’Aviron Bayonnais depuis maintenant plus de 2 ans, le plus important était de faire remonter le club en 1ère série.

C’est maintenant chose faite fin 2017 avec le titre Nationale B en ligue avec Benat HAROSTEGUY qui a sorti une grosse partie en finale avec un gros mental. il a surtout réussi à me supporter comme coéquipier.

Il va falloir maintenant se préparer très sérieusement, physiquement et techniquement.

Le fait d’être 4 joueurs de bon niveau à l’Aviron avec les deux Sébastien , MONCADA et ETCHEBERRY  nous permettra de bien travailler.

Enfin, il faut aussi penser à l’avenir qui passe par l’enseignement du xare aux plus jeunes: il y a toujours eu de grands joueurs à l’Aviron et il faut que cela continue.

J’aime transmettre, je l’ai toujours fait, soit à Bordeaux quand j’étais étudiant, soit au BAC quand j’y jouais, et maintenant dans mon club de l’Aviron Bayonnais.

Pour conclure, permettez moi de remercier Sébastien MONCADA qui a su me motiver pour reprendre cette raquette argentine que j’avais rangée au placard pendant 10 ans. Il m’a proposé de jouer avec un petit jeune (Seb ETCHEBERRY) qui monte, c’est comme cela que je suis arrivé à l’Aviron.

Ce challenge m’a super motivé, et j’ai repris gout à jouer.